Poussières, Tombeau de Chladni 2001

Poussières, tombeau de Chladni

Mon intérêt pour les figures de Chladni vient de ce qu’elles se prêtent à former des images autonomes et constituent par là un élargissement du champ sémantique de mon travail. En effet, toute figure est strictement liée à la structure physique d’un support mis en résonance (format, densité…) et divise le plan selon les paramètres conjoints d’une hauteur de fréquence et d’une grille de proportion.

Cette qualité devient prépondérante lorsque se superposent les figures. Elle confère alors à l’image une vertu symbolique. L’image, tout en témoignant de ses propres conditions d’émergence, nous parle d’autre chose, par exemple des liens harmoniques existants entre un ensemble et ses parties.
Il y a, exprimé dans les résultats que j’obtiens, une transcendance de la loi matérielle. Je ne soumets pas le matériau à une émission de fréquence dans le but de distinguer les paramètres constitutifs de l’expérience, mais au contraire, par une opération esthétique qui oblitère la lisibilité de ce pur constat, je cherche à mettre en évidence un faisceau d’indices qui font basculer l’image du champ objectif à un champ imaginaire.

Philippe Deléglise, automne 2004

À consulter:

TRAVAUX LIÉS

Impressions 2002

A partir de 2002, pour les portfolios Impressions puis Interférences (2003), pour la suite d’états Klang (2005) et pour les éditions en couleurs Terzett (2006) et Triade (2007), les planches sont en cuivre et elles sont vibrées à l’aide d’un générateur d’ondes sinusoïdales et de pots vibrants. Ces travaux ont bénéficié de la collaboration de l’école d’ingénieurs de Genève, en particulier de l’aide précieuse et de la confiance du professeur d’acoustique appliquée Antoine Pittet.

Peintures et aquarelles

DOCUMENTS ET ÉTUDES

Pooussières et impressions

EXPOSITIONS