Œuvres
Plus d'une langue, Centre Culturel Suisse, Paris 2015
Dans mon travail récent, j’ai essayé de rassembler ces deux activités qui ne sont pas exclusives l’une de l’autre mais qui sont peu associées ou du moins peu articulées dans la même temporalité, et qui sont : construire et parler. L’exposition postule avec plus de clarté et plus de contraste ce que voudrait dire «espacer», à savoir mettre de l’écart. La production d’écarts est à la fois visuelle et verbale. L’exposition organise cet agencement et cette association. Elle en est le produit (les oeuvres) et la possibilité (la lecture). C’est un principe récurrent et général de l’exposition, mais ici et pour moi les choses sont plus étroitement mêlées. L’espace entre les oeuvres et les titres s’est réduit et parfois renversé. Le vide interprétatif est l’espace d’exposition. J’apporte une attention particulière à l’environnement des oeuvres. J’essaie de construire une situation d’immersion dans laquelle, paradoxalement, les objets, très physiques et matériels, sont mis à distance dans une sorte de flottement visuel. (..) Je crois que le monde est plus intéressant quand il est compliqué, parce que cette complication nous empêche de penser que nous sommes seuls à détenir la vérité. C’est la surprise et la puissance de l’art que d’être un principe d’affirmation forte et un principe de délicatesse politique.
Pierre Vadi, 2015
Pierre Vadi
Plus d’une langue, Centre Culturel Suisse, Paris, 2015, vue de l’exposition
Photo © Marc Domage
Pierre Vadi
Plus d’une langue, Centre Culturel Suisse, Paris, 2015, vue de l’exposition
Photo © Marc Domage
Pierre Vadi
Les mouvements aberrants (jardin d’hiver), 2015, découpe murale, néon, végétaux ;
Etude pour les mouvements aberrants, 2014, ciment, sable, gravier, résine ;
Einsteinsturm, 2008, terre ;
Le béton et la résine, 2014 béton, résine ;
Slash / Antislash, 2015, découpe murale
Photo © Marc Domage
Pierre Vadi
Les mouvements aberrants (jardin d’hiver), 2015, découpe murale, néon, végétaux ;
Etude pour les mouvements aberrants, 2014, ciment, sable, gravier, résine ;
Einsteinsturm, 2008, terre ;
Le béton et la résine, 2014 béton, résine ;
Slash / Antislash, 2015, découpe murale
Photo © Marc Domage
Pierre Vadi
Les mouvements aberrants (jardin d’hiver), 2015, découpe murale, néon, végétaux
Photo © Marc Domage
Pierre Vadi
Les mouvements aberrants, 2014, bois, résine, colorants, terreau, végétaux ;
Traduire, dit-elle, 2014, casquette brodée
Photo © Marc Domage
Pierre Vadi
Étude pour les mouvements aberrants, 2014
ciment, sable, gravier, résine, terreau
27 × 27 × 27 cm
Photo © Annik Wetter
Pierre Vadi
Étude pour les mouvements aberrants, 2014, ciment, sable, gravier, résine ;
Einsteinsturm, 2008, terre ;
Le béton et la résine, 2014 béton, résine
Photo © Marc Domage
Pierre Vadi, Einsteinturm, 2008, terre, 35 × 40 × 16 cm. Photo © Gerald Petit
Pierre Vadi,
Paris, 2014, métaux ;
The KKK Took My Baby Away, 2014, béton, résine, fibre de verre, bois, acier, peinture murale
Photo © Marc Domage
Pierre Vadi, Plus d’une langue, Centre Culturel Suisse, Paris, 2015, vue de l’exposition. Photo © Marc Domage
Pierre Vadi
Zéropolis, 2008, bio résine, colorants;
Histoire du bruit, 2012, matériaux composites;
Zéropolis, 2008, bio résine, colorants;
C’était un beau sujet de guerre qu’un logis où lui-même il n’entrait qu’en rampant, 2014 béton, résine;
Photo © Marc Domage
Pierre Vadi, Traduire, dit-elle, 2014, casquette brodée. Photo © Annik Wetter