Œuvres
Reflections on Painting 2021 - ...
Yoan Mudry
Reflections on painting #1, 2021
Acrylique et huile sur toile
200 × 150 cm
Photo © Julien Gremaud
Yoan Mudry
Reflections on painting #2, 2021
Acrylique et huile sur toile
200 × 150 cm
Photo © Julien Gremaud
Yoan Mudry
Reflections on painting #3, 2021
Acrylique et huile sur toile
200 × 150 cm
Photo © Julien Gremaud
Yoan Mudry
Reflections on painting #4, 2021
Acrylique et huile sur toile
200 × 150 cm
Photo © Julien Gremaud
Yoan Mudry
Reflections on painting #5, 2022
Acrylique et huile sur toile
200 × 150 cm
Photo © Julien Gremaud
Yoan Mudry
Reflections on painting #1, 2021
Acrylique et huile sur toile
200 × 150 cm
Photo © Julien Gremaud
Avec la série Reflections on Painting, Mudry revisite le genre du portrait. Les toiles de cet ensemble, similaires par leur format monumental, leur composition et leur style hyperréaliste, cadrent à chaque fois, sur fond blanc, un visage dont le regard fixe l’observateur. Mudry les a réalisées à partir de photographies trouvées sur internet, qu’il a ensuite projetées sur sa toile, esquissées à l’acrylique, puis retravaillées à l’huile. Dans la partie inferieure des portraits, une bande blanche affiche en noir des citations au sujet de la peinture, dont les autrices ou auteurs ne sont jamais cité-e-s, et que l’artiste a reformulées avant de les associer arbitrairement aux personnalités représentées.
Mudry choisit pour modèles des « exploratrices et des explorateurs » qui naviguent « entre deux mondes ». Ainsi a-t-il déjà̀ représenté dans cette série Neil Armstrong, Frantz Fanon, E.T ou encore Jane Goodall. La célèbre éthologue et anthropologue britannique s’est faite la porte-parole des animaux, notamment des chimpanzés, auprès des êtres humains. La phrase qui lui est attribuée – « Easier to change ideologies than painters » (« Plus simple de changer les idéologies que les peintres ») – n’a aucun lien immédiat avec son parcours, si bien que l’association libre de l’image et du texte crée une ambiguïté. Isolés de leurs contextes respectifs et ici réassemblés en porte-à-faux sur la toile, ces éléments font miroir à une forme d’attention dispersée, qui happe et recompose des bribes disparates d’un flux de références et d’actualités constants.
Texte par Elisabeth Jobin